Requalification de la rue François Mitterrand – Maîtrise d’oeuvre

Au cœur du centre-bourg ancien de Foug, la rue François Mitterrand se caractérise par un front bâti dense et haut qui dessine des emprises contraintes et irrégulières. Elle présente de nombreux éléments remarquables aujourd’hui éclipsés par une omniprésence de la voiture et l’état de dégradation de l’espace public ainsi que de certaines façades. La requalification de l’espace public et la revalorisation de ces qualités seront une porte d‘entrée vers une réappropriation de la rue et du centre bourg par ses habitants.

 

L’aménagement de la rue propose de donner plus de place au végétal et à l’eau. Les sources, alimentant les lavoirs des impasses, sont révélées par un jeu de fils d’eau apparents et de fontaines. Le passage de la circulation en sens unique montant et la mise en place d’un espace partagé relègue la voiture au second plan. Il devient alors possible de dégager des espaces plantés généreux tout au long de la rue. Ces plantations ont pour double enjeux d’adoucir la minéralité de la rue et de gérer l’infiltration des eaux pluviales.

Aménagement du Parc de l’Arsenal

Le Parc de l’Arsenal est une opportunité foncière majeure pour la ville de Chantraine au regard d’une impossibilité d’extension due notamment à la présence sur le territoire communal d’un domaine forestier important qui limite l’extension urbaine.
Chantraine, assistée par la Société d’Equipement du Bassin Lorrain, a décidé par délibération du 7 septembre 2009 d’engager une opération d’aménagement à vocation d’habitat par le biais d’une procédure de ZAC.

L’ancien quartier militaire de l’Arsenal fonctionnait comme une barrière urbaine et physique. Sa restitution à la commune va engendrer de nouveaux déplacements à travers le quartier d’habitation mais également à travers le parc boisé. Topographiquement, l’Arsenal est le point de passage entre la Camerelle et la route des Forges, c’est donc naturellement que les déplacements pourront se faire à travers le futur quartier d’habitation.
Le quartier est rythmé par des couloirs végétaux d’est en ouest, qui reprennent tout en le respectant, le langage naturel du paysage en place; tout se passe comme si le «jardin» en contrebas venait fertiliser l’ancienne terrasse militaire.
La trame urbaine utilisée est simple. Il s’agit d’une alternance ligne bâtie, corridor écologique et voirie/jardins privés qui impose un rythme et une forme à l’ensemble du quartier.

Requalification de la place Jean Strohmann

La place Jean Strohmann, ancienne friche industrielle, est un site stratégique pour Pont-à-Mousson : proche du centre, de la Moselle, attenante à l’Abbaye des Prémontrés, elle se révèle comme une porte d’entrée vers la ville et son patrimoine. A la fois lieu de stationnement, de rencontres, point d’atterrissage pour de nombreux visiteurs et vitrine de la ville, son emprise importante concentre des enjeux patrimoniaux et de complémentarité des usages.

 

Le projet donne une place importante à la végétalisation.

Les mails d’arbres reprennent les formes historique des jardins, ils prodigueront de l’ombre et de la fraîcheur lors des fortes chaleurs. L’entièreté des eaux pluviales de la place seront infiltrées sur place grâce à un revêtement pavé perméable et des noues plantées. La place se veut mutable, l’espace consacré quotidiennement au stationnement permet l’accueil d’évènements de façon ponctuel.

Requalification des casernes Niel

La caserne Niel, située en limite de Verdun, offre de belles potentialités de reconversion. La ville a donc pour projet d’y créer un écoquartier résidentiel. Le projet doit concilier mixité sociale, mixité générationnelle et fonctionnelle et qualité architecturale et des aménagements, construction et fonctionnement en accord avec les principes du développement durable. L’un des enjeux était la réutilisation des espaces et des bâtiments existants. Ainsi, deux bâtiments militaires sont conservés, et la place d’arme est revue, réajustée et redessinée pour offrir un lieu de rencontre fort à ce quartier.
L’autre enjeu de ce quartier était de le désenclaver et le reconnecter à la ville.

Le programme de ce vaste ensemble contient :

-des logements décomposés en logements sociaux et en accession à la propriété
-deux maisons médicales
-une pharmacie
-des logements pour personnes âgées non dépendantes (80 lits)
-une supérette
-un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (sessad)
-un foyer d’accueil médicalisé
-un centre d’hébergement ADAPEM
-un établissement et service d’aide par le travail (esat)
-un équipement public sportif, associatif et loisirs

Nos projets sont ancrés dans une ambition collaborative. .
Partant du principe que l’intelligence ne peut être que collective, notre équipe élabore, pour chacun de ses projets une méthodologie unique de concertation, en fonction des objectifs escomptés, du stade du projet mais aussi et surtout du public visé.
Dans ce présent cas, nous avons rencontré les habitants du foyer d’hébergement ADAPEI, chez eux, dans leur actuel foyer.
Pour ce public, il peut être difficile de se projeter, nous avons ainsi pu comprendre leurs attentes, leurs besoins, leurs fragilités, leurs peurs aussi. Les animateurs et encadrant ont préparé avec les urbanistes et paysagistes les univers à creuser, les jeux à proposer. Dans un deuxième temps, nous leur avons proposé de s’amuser et les avons plongés dans différents univers stimulant ainsi leur créativité et leur imagination. Unanimement, les résidents désiraient un lieu différent, à part, un lieu qui les ferait voyager

Aménagement de la place de Gaulle

Le projet d’aménagement de la Place de Gaulle englobe l’espace principal, les abords de la crèche, le square au centre de l’ancien collège et le parvis du théâtre à réhabiliter.

Le monument aux morts est déplacé de manière à ouvrir la perspective. Trois massifs végétaux structurants accompagnent et guident le parcours. Un mobilier spécifique est étudié au pied de ces salons de verdure pour offrir des temps de pause aux visiteurs.

 

L’aménagement de la place de Gaulle libère la façade de la Caisse d’Epargne et accompagne le visiteur jusqu’au futur théâtre. Ce dernier est du style à l’italienne avec deux balcons, un poulailler et une capacité de 450 places. Il est considéré au XIXe siècle comme le plus beau théâtre du département. Sa requalification fait l’objet d’une mission de la fondation du patrimoine. Le travail de la place assoit ce monument remarquable et anticipe les futurs usages en redonnant à au lieu une capacité d’accueil d’événements festifs, culturels et d’expositions temporaires. Le calepinage de la place est réalisé en pierre de Bourgogne de Buxy. L’espace est libéré de la voiture, il peut ainsi accueillir les grandes terrasses des café et restaurants attenants.

ZAC DE LA TUILERIE

Le quartier de la Tuilerie s’inscrit sur une ancienne emprise industrielle dédiée à la brique. Au bord de la Moselle, le long de l’avenue des Nations et bordé par la voie ferrée, le site offre un potentiel de reconquête urbaine, de couture urbaine et paysagère.

L’aménagement du site de la Tuilerie présente un double intérêt urbanistique :
– d’une part, le site constitue l’entrée Nord du centre-ville de Yutz et dispose ainsi d’un emplacement stratégique de reconquête urbaine. La réalisation de logements et de commerces dans la continuité du centre-ville permettra d’étendre ce dernier dans une logique de densification du tissu urbain existant. La mixité des fonctions urbaines et la présence d’équipements et de services dans le secteur favorisent des pratiques urbaines basées sur la proximité (déplacement à pied, en vélo).
– d’autre part, le projet de ZAC permet la reconversion urbaine de sites industriels. Le projet participe ainsi, à une échelle plus large, à la valorisation du sillon mosellan, territoire marqué par la désindustrialisation et un grand nombre de friches urbaines.

Le paysage d’entrepôts désaffectés fait place à un nouveau quartier qui privilégie des formes et fonctions urbaines propre au centre-ville :
> projet d’implantation d’une moyenne surface commerciale
> réalisation de logements selon différentes typologies (habitats collectifs sociaux et en accession à la propriété, foyer AMLI…) avec des ambitions en matière de développement durable et d’écoconstruction
> continuité de la trame viaire existante et requalification des espaces publics : valorisation du cimetière, de l’avenue des Nations.
> dépollution des sols
> mise en place d’une gestion alternative des eaux pluviales et d’une démarche environnementale.

Un motif structurant : la brique.
La brique est un élément de mémoire du site qui devient un élément d’identité du site. Elle peut être utilisée comme matériau principal ou de manière plus symbolique sur les jambages et linteaux ou pour souligner un volume ou une composition de façade.

Aménagement, requalification des espaces publics du village et sécurisation des déplacements

Haussonville est un petit village logé au cœur de son paysage agricole. Son espace public, aujourd’hui majoritairement routier ne laisse pas de place pour accueillir et soutenir la vie du village. La commune, accompagnée par le CAUE de Meurthe-et-Moselle et MMD 54, a lancé une étude afin d’établir un schéma directeur et un phasage des aménagements nécessaires à l’échelle du bourg.

 

L’étude préalable reconsidère les enjeux circulatoires pour sécuriser et asseoir un espace public fédérateur. Elle a ainsi permis d’identifier plusieurs séquences circulatoires, urbaines et paysagères, d’en extraire les enjeux et les orientations de traitement. Le projet communal a été phasé et découpé en tranches budgétisées. Cette mission sera suivie par la maîtrise d’œuvre complète des différentes tranches.

WARNDT PARK

L’opération est située sur la frontière franco-allemande  et se développe sur 90 hectares, boisée à plus de la moitié. Le Warndt parK a une vocation d’accueil d’activités économiques, de Waldstadt (quartiers d’habitat dans la forêt), d’aire de loisirs, de commerces mais également d’un pôle de services (crèches, maison du parK, restauration, pôle de formation).

La forêt n’a pas de frontière, elle constitue un unique paysage. La forêt se met en scène, elle offre une échelle au site. Sans elle, le Warndt Park n’est plus. Le projet s’articule donc autour de cet environnement fort et sur l’évocation des énergies inhérentes à ce milieu. L’aire de loisirs se veut un terrain d’expériences sensibles, de pratiques pédagogiques et de rencontre intergénérationnelles avec comme source d’inspiration la forêt et toute la biodiversité qu’elle accueille. Les ressources
naturelles sont ainsi réutilisées, détournés afin de créer une atmosphère de récupération et d’inventivité propice à ce lieu. Les
matériaux tels que le sable, le bois et le mulch sont issus de la forêt et irrigue l’ensemble du site. Comme le projet s’inscrit dans un temps long, un parc éphémère viendra initier de nouveaux usages afin d’installer une nouvelle dynamique.

La signalétique.
L’ensemble de l’opération est traversé par un marquage au sol qui guide les différents usagers. En plus d’être fonctionnel, le marquage devient un motif paysager qui créé une identité au site. Le marquage joue avec une gamme de mobilier qui
reprend les couleurs des fonctions renseignées.

Requalification de la place Charles de Gaulle et programmation du site des Bosquets – Maîtrise d’Oeuvre

La commune de Maron lance la requalification de la Place du Général de Gaulle et la programmation des Bosquets une ancienne friche ferroviaire le long de la Moselle devenue support de promenades et de nombreux évènements fédérateurs.

 

La place concentre de nombreux usages et services : école, mairie, café et voie verte en devenir, espace de stationnement … Elle souffre cependant d’un manque de structuration et d’une omniprésence de la voiture qui altère son identité de « place de village ». Le projet cherche à redonner une lecture et une cohérence à la multiplicité de ses usages. Il mise sur la séparation et la sécurisation des flux tout en jouant sur la temporalité et la mutabilité de l’espace public pour s’adapter aux évènements. Le paysage de la commune structure les aménagements de la place, le lien vers la Moselle est affirmé, les trames sont soulignées par des gradins et des plantations.

Lien vers la vidéo présentation du projet : https://vimeo.com/761032603

Etude de programmation et d’aménagement du quartier des Vergers

Le site des Vergers est situé en entrée d’agglomération au Nord de Nancy, au droit de l’A31. L’étude concerne des délaissés du périurbain, des friches naturelles et commerciales, des espaces résiduels. IN SITU et NEGE sont missionnés pour une étude de programmation du site dans un objectif d’extension d’une zone commerciale et de création d’un quartier d’habitat. L’équipe porte toutes les analyses : immobilier, foncier, bilans, objectifs réglementaires, enjeux urbains et sociaux.

Le site des Vergers est actuellement en friche. La zone commerciale du Grand Air, créée dans les années 90, est enclavée, peu attractive et perd des enseignes régulièrement. Elle souffre d’un manque de structuration et son paysage est confus. Tout a été conçu pour la voiture et aujourd’hui les usagers qui y consomment sont les habitants des quartiers limitrophes (les Mouettes,…). L’étude de programmation a démontré qu’il était possible de concevoir un quartier d’habitat au droit de la rue des Forts mais qu’étendre la zone commerciale ne résoudrait pas l’attractivité du site. L’A31 est aujourd’hui vécue comme une barrière, il est donc urgent d’organiser le développement à l’ouest de cet axe de contournement de l’agglomération. D’autant que le manque de structuration de l’ensemble pèse sur les circulations. L’ensemble Croix des Hussards-Grand Air et Vergers doit retrouver une urbanité et un paysage qui organisent, orientent et rendent possible des échanges doux ou motorisés. C’est à cette seule condition qu’un développement est possible. Il convient donc d’investir pour réhabiliter plutôt qu’exproprier pour s’étendre. C’est une question de priorité et de financements. La couture urbaine rapproche les fonction, mutualise les équipements, créé des échanges, du vivre ensemble, de nouveaux besoins.

Les Vergers.
Le quartier d’habitat s’inscrit sur le coteau en friche dans une relation sensible avec la topographie. Ainsi, les constructions s’insèrent dans la pente de manière à maximiser les apports solaires, se protéger du vent et du vent et de la pluie tout en s’inscrivant dans la pente.
La mission d’in situ s’accompagne de la rédaction d’un cahier des prescriptions architecturales, urbaines et paysagères. Y sont traitées, entre autres, les conditions d’insertion des constructions dans la pente ainsi que la manière de traiter talus, déblais, remblais et inscription dans le paysage.