Etude de programmation pour la découverture de la Chiers

L’objet de l’étude sur le centre-ville de Longwy consiste à trouver un équilibre entre le potentiel écologique de découverture de la rivière Chiers et un fonctionnement urbain apaisé, le tout au service d’un renouvellement de l’attractivité du centre-ville de Longwy. Un protocole complexe réunit une maîtrise d’ouvrage élargie, composée des deux collectivités principales, Longwy et l’Agglomération mais également la DDT, la sous-préfecture, la DREAL, l’EPAMA, le SIAC, l’Agence de l’eau, et la Région Grand Est. Il existe, à ce jour, une série de projets de développement urbain tout autour du centre-ville (La Briqueterie, Gare Senelle, Rue Neuve, …). La métamorphose du centre-ville permettra alors d’entamer une nouvelle dynamique d’attractivité et de déclencher la réalisation de ces projets. A cela s’associe, la nécessité d’une réflexion sur la réhabilitation de la Vieille-ville aujourd’hui inadaptée à la demande.

Les études sur la découverture de la chiers et la réhabilitation du centre-ville de Longwy se sont construites autour d’un processus de co-construction poussé. La démarche participative s’est opérée à deux échelles. Un comité technique de débat : d’abord au niveau des instances de pilotage, 2 comités ont été créés. Un comité de pilotage classique qui se réunit stratégiquement à la fin de chaque grande phase. Un comité technique qui partage les données, prend part aux études et réflexions.  Ce  comité  technique est un véritable atelier d’urbanisme où les propositions sont débattues. Des ateliers citoyens participatifs : plusieurs ateliers citoyens ont été organisés. Ils testent les principaux usagers sur les propositions des urbanistes. Sur table, les habitants et commerçants fabriquent leurs maquettes qui expriment leurs intentions. Ces intentions sont la base des scénarios à venir. L’équipe In Situ-Nege a mis en place toute une série d’outils pour cette démarche de co-construction : balade urbaine, enquêtes sociales auprès des usagers et des commerçants, enquête dans le train (travailleurs frontaliers), questionnaire en ligne (site internet, facebook, interventions dans les écoles, ateliers citoyens, intentions urbaines et maquettes.

Ateliers de co-construction
Les différents membres de l’atelier ont à leurs dispositions des jetons qui correspondent chacun à un usage spécifique. Après avoir argumenté leur choix, ils disposent l’ensemble des jetons sur le plateau de jeu qui correspond au plan du quartier. Avec des fils de laine, les habitants représentent les liaisons douces et les axes de circulations véhiculées. Dès que l’ensemble des membres du groupe parviennent à un consensus, les éléments sont fixés grâce à des épingles. Pour terminer, les habitants se mettent d’accord sur un titre qui illustre leur proposition, puis viennent présenter leurs intentions aux autres groupes. Deux animateurs sont installés par groupe. Ils s’occupent de relancer les débats, de creuser les thèmes lorsque le groupe n’est pas aller au bout de la réflexion, de ne pas perdre la dimension collective de ce travail sur table et de faire des choix.

Trois intentions urbaines ont donc abouti à trois grands scénarios directement issus des ateliers de co-construction. La problématique tourne autour de la découverture de la Chiers et de l’implantation des grandes fonctions urbaines (commerces, équipements, gare routière,…). Les trois scénarios ont exploré le centre ville de manière très différentes.

La problématique tourne autour de la découverture de la Chiers et de l’implantation des grandes fonctions urbaines (commerces, équipements, gare routière,…). Le scénario 1 piétonnise complètement la place Leclerc et ouvre le plus largement possible la rivière pour offrir une nouvelle image au centre. Le scénario 2 a identifié un nouvel îlot urbain en face de la gare pour l’implantation d’un pôle commercial et d’un silo de parking. Il exprime la volonté de rompre avec un fonctionnement tel que la ville l’a toujours connu et dépasse les limites pour rejoindre le pôle de la gare. Le scénario 3 joue plus l’équilibre entre les intentions. Il préserve des poches de stationnement au sein de la place, séquence la rivière et implante des espaces aérien de représentation (la place). Le bureau d’étude ARTELIA co-anime les études en vérifiant les faisabilités constructive.

Aménagement des berges de l’étang de Bouzey

Situé à la périphérie directe d’Epinal, l’étang de Bouzey, dont la fonction première est celle de réservoir pour le canal de l’Est, est devenu aujourd’hui un lieu de loisirs nautiques et de plein air.
Notre proposition a consisté à contrôler les déplacements et à qualifier les cheminements. Ainsi, les cheminements piétons sont séparés des espaces de stationnements par des plots en bois ou des plantations arbustives. Des promenades en haut de talus ont été aménagées et traitées par des platelage bois ou des revêtements sablés. L’ensemble a été composé de manière à mettre en scène l’environnement et le paysage proche et lointain.
L’aménagement paysager de l’étang de Bouzey a été réalisé de manière à respecter le milieu hygrophile du rivage. Les aménagements de Bouzey ont été réalisés autour des activités nautiques. Une longue plage de baignade a été mise en œuvre. Elle est accompagnée d’un poste de secours, lui aussi bardée de bois. Un petit embarcadère a été réalisé, il permet le départ et l’arrivée des pédalos et autres barques. Des zones calmes et naturelles ont été préservées de manière à entretenir l’activité pêche de l’étang.

Parc du quartier Voltaire

Requalification du quartier Voltaire.

Afin de mettre en oeuvre les orientations de l’étude Tour de Ville à l’échelle du quartier Voltaire, la commue de Longwy et Meurthe-et-Moselle HABITAT (MMH) ont décidé de mettre en place une démarche de renouvellement urbain. La volonté de la maîtrise d’ouvrage est de construire un projet urbain autour du maintien, de la valorisation et de la reconstitution du patrimoine de la partie Haute de Longwy. Celle-ci est aujourd’hui structurée par les fortifications Vauban, apparentes ou enfouies. Le cœur de ces fortifications abrite encore la ville historique (reconstruite après les bombardements de la Première Guerre Mondiale), qui est, depuis 2008 inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Bien qu’encore visibles à l’est, les fortifications se sont vues effacées par la construction des nouveaux quartiers à l’ouest (dont le quartier Voltaire). Une des caractéristiques du patrimoine Vauban Longovincien réside dans le fait que le mur, lorsque est apparent, est systématiquement surmonté d’une strate végétale de type forêt.

Le projet s’articule sur une réinterprétation des tracés Vauban qui impose une réorganisation complète du quartier, ainsi les éléments paysagers structurants tels que : les redoutes et les défilés seront révélés par un travail de scénographie paysagère. Des bâtiments sont démolis et permettent la réalisation d’un large parc situé au Nord du quartier. Il correspond à un espace de plein air, à travers cet espace c’est le projet Tour de Ville qui s’exprime. Le parc est planté d’essences forestières type Acer pseudoplatanus, Acer platanoides, Quercus robur, Fagus sylvatica, Carpinus betulus, Pinus sylvestris, Fraxinus excelsior, Sorbus aria, Acer campestris, Prunus avium, … Le défilé, bande engazonné libre aère le parc. Il est jalonné de cheminement en stabilisé, qui bordent la lisière boisée afin d’offrir une vue privilégiée sur le défilé et le nouveau bâtiment en arrière plan. Pour augmenter les événements paysagers, des modelés de sols plantés d’arbres de hautes-tiges, rappelleront les motifs paysagers des fortifications Vauban.

Au centre du quartier, le parvis Vauban accueille une place. Celle-ci revisite le défilé de manière minérale, c’est la nouvelle vitrine du quartier, elle accompagne l’espace central dans la continuité de la rue Voltaire. Il sera avant tout constitué de terre battue ponctuée de carrés plantés, de jardins potagers et clôturés par de la ganivelle. Les arbres, qui orneront ce secteur seront de ramure légère à caractère champêtre (Prunus avium, Malus communis, Sorbus aucuparia, crataegus laevigata, au droit des bâtiments et à caractère ornemental fort (Sophora japonica) au niveau du carrefour central. Ce secteur accueillera des « salons urbains » marqués par du mobilier et un éclairage spécifique.

Au sud du quartier, les espaces publics deviennent un jardin. C’est un espace dédié aux habitants du quartiers. Il se décompose en deux parties : la partie haute boisée et la partie basse du défilé plus ouvert. La partie haute sera plantée d’essences déjà présentent dans le parc au nord et sur les abords des voieries : Tilia europaea, Qercus palustris, Sorbus torminalis, … La partie basse sera végétalisée à l’aide d’arbres fruitiers et de petits arbres (Acer campestre, Prunus serrula et de cépée d’Amélanchier. Cet espace à une vocation ludique, elle regroupe quatre espaces différents : un espace de pique-nique, un espace de balançoires, un espace de jeu de corde et un espace de jeux d’aventure pour les petits. Un plateau permet de créer une continuité entre le Centre Social et le jardin. L’ensemble de ces espaces viennent ensuite se reconnecter au défilé existant.

Aménagement d’une nouvelle entrée à la gare de Longwy

Le centre de Longwy opère sa transformation, le secteur de la Gare est au coeur d’enjeux urbains et territoriaux. Un nouveau park and ride financé à 50 % par le Luxembourg est en cours de construction au droit de la Gare. Si le site est enclavé, l’ambition est au contraire de l’ouvrir sur le centre et de le raccorder au quartier d’habitat de Senelle.
Aujourd’hui la Gare tourne le dos au centre ville. Un nouveau bâtiment -vitrine pourrait lancer une passerelle au-dessus des rails et ainsi offrir une entrée à la gare depuis la rue Labro.

Les aménagements de la Place Leclerc se poursuivent en direction du nouveau parvis de la gare. En parallèle la Chiers se découvre et offre un nouveau paysage naturel à l’arrivée des voyageurs en gare de Longwy.

Le nouveau bâtiment s’ouvre sur l’espace public. Un pan incliné et un jeu d’emmarchements permettent aux piétons de rejoindre la toiture d’un premier bâtiment de niveau avec la passerelle. De ce fait, le bâtiment fonctionne tel une rotule urbaine.

Le rez de chaussée de ce premier bâtiment accueille et renseigne les usagers. L’office de tourisme, la maison du vélo, des locaux pour TGL ainsi qu’un commerce sur les produits locaux y prend place. L’autre partie, tout en corten, intègre un plateau consacré à du coworking, le reste des niveaux serait réalisé pour du bureau. Un ascenseur permet de rejoindre la passerelle de chaque côté de l’ouvrage.

Le nouveau parvis se poursuit en direction de la Chiers sous la forme d’une promenade. Un miroir d’eau prend place sur ce parcours, c’est également l’occasion d’utiliser l’espace comme lieu d’exposition pour des oeuvres monumentales en émaux de Longwy. Cet aménagement répond au projet de Musée des émaux en cours.

Pour permettre la réalisation de ce projet, la gare routière a été déplacée sur la Place Giraud.

Réhabilitation de la résidence universitaire de Monbois à Nancy

Le site de Monbois bénéficie d’une position privilégiée, à proximité de la faculté des Lettres, il est niché au cœur d’un ilot forestier en plein environnement urbain dense et circulé. Ces atouts en font un lieu d’accueil stratégique pour les étudiants.

L’histoire et l’identité de ce site sont étroitement liées aux bâtiments d’origine et à leur parc. La ceinture végétale, aujourd’hui classée, offre un environnement protecteur aux étudiants. Dans le cadre de la réhabilitation de la résidence, les aménagements paysagers proposés cherchent à recréer du lien entre les bâtiments, accueillir les usages étudiants et s’intégrer à cet espace patrimonial.

Le parvis haut est le lieu d’accueil de la vie étudiante. Il s’inscrit dans la continuité des communs du bâtiment : le hall d’accueil, la cuisine collective et la salle de restauration. Ce lien entre intérieur et extérieur renforce ce pôle de vie de la résidence. Trois containers ont été posés sur le parvis, reprenant ainsi les éléments structurels utilisés en extension de façade, ils accompagnent les usages des étudiants : foodtruck, local vélo, rangement mobilier…

Le jardin s’étire depuis le parvis d’accueil en direction de la rue de Boudonville. La topographie, complètement reprise, descend vers le Nord en suivant des courbes plus naturelles soulignées par des gradins en béton. Les espaces paysagers permettent d’infiltrer les eaux pluviales en dessinant de légères dépressions sèches et accessibles la majeure partie du temps. La végétation accompagne la transition depuis la base vie du parvis vers le parc ouvert donnant sur la rue. Elle dessine des espaces intimes pour s’isoler, lire et souffler dans un cadre apaisant. Un mobilier amovible et coloré est décliné sous la forme de chaises, tables, transats et anime les lieux.

Requalification de la place Charles de Gaulle et programmation du site des Bosquets – Maîtrise d’Oeuvre

La commune de Maron lance la requalification de la Place du Général de Gaulle et la programmation des Bosquets une ancienne friche ferroviaire le long de la Moselle devenue support de promenades et de nombreux évènements fédérateurs.

 

La place concentre de nombreux usages et services : école, mairie, café et voie verte en devenir, espace de stationnement … Elle souffre cependant d’un manque de structuration et d’une omniprésence de la voiture qui altère son identité de « place de village ». Le projet cherche à redonner une lecture et une cohérence à la multiplicité de ses usages. Il mise sur la séparation et la sécurisation des flux tout en jouant sur la temporalité et la mutabilité de l’espace public pour s’adapter aux évènements. Le paysage de la commune structure les aménagements de la place, le lien vers la Moselle est affirmé, les trames sont soulignées par des gradins et des plantations.

Lien vers la vidéo présentation du projet : https://vimeo.com/761032603

Parc urbain sur l’île sous la Gosse

Le Parc urbain est imaginé tel un point de liaison entre Golbey et Epinal. Il permet aux cyclistes, promeneurs et habitants de passer d’une rive à l’autre. Il s’intègre dans la liaison verte Epinal-Bouzey et offre ainsi aux voyageurs une pause et une animation sur leurs parcours, et aux habitants un cadre exceptionnel de divertissement. Situé sur l’Île sous la Gosse, face au port d’Epinal, l’aménagement de ce parc est aussi un moyen de penser la reconquête des délaissés urbains.

Un point de couture et de liaison
Plusieurs passerelles sont lancées au dessus de la Moselle et du canal des usines. Elles sont haubanées sans piles intermédiaires dans la rivière. Elles permettent le passage de l’eau lors des périodes de hautes crues. Les ouvrages sont en métal/bois.

Une scénographie naturelle
L’aménagement utilise la topographie du terrain et les ambiances paysagères existantes afin de créer différents espaces (jeux pour enfants, pique-nique, amphithéâtre, labyrinthe, sentier de découverte des Berges de la Moselle). Le couvert forestier sauvegardé a donc été élagué et assaini de toutes les plantations masquant les vues sous futaie. Ces aménagements se concentrent sur un axe structurant reliant les deux nouvelles passerelles.
Différentes ambiances ont été créées, elles sont adaptées à toutes les tranches d’âge. La scénographie du lieux vise à mettre en scène les grandes composantes paysagère de l’île et la biodiversité de la rivière. Les espaces de jeux ont été implantés dans les clairières des massifs boisés. Les jeux présentent un caractère «nature» à dominante bois. Une dépression naturelle a été aménagée en amphithéâtre de verdure, elle peut accueillir les lecteurs mais aussi des événements plus festifs. Une promenade est aménagée le long des berges de la Moselle. L’ensemble de ces berges a été réhabilité en saulaie naturelle, dans laquelle ont été implantés des postes d’observation de la rivière et de ses abords.

Une reconquête des rives
Pour parler ou découvrir un cours d’eau , il convient de retravailler ses rives. In situ a renaturé l’ensemble du linéaire pour conforter et consolider les berges. De cette manière, le Parc est à l’abris des crus. L’équipe a travaillé en étroite collaboration avec VNF. Le parc urbain de La Gosse et la vélo route ont été conçu dans la continuité de la programmation de la halte fluviale.

WARNDT PARK

L’opération est située sur la frontière franco-allemande  et se développe sur 90 hectares, boisée à plus de la moitié. Le Warndt parK a une vocation d’accueil d’activités économiques, de Waldstadt (quartiers d’habitat dans la forêt), d’aire de loisirs, de commerces mais également d’un pôle de services (crèches, maison du parK, restauration, pôle de formation).

La forêt n’a pas de frontière, elle constitue un unique paysage. La forêt se met en scène, elle offre une échelle au site. Sans elle, le Warndt Park n’est plus. Le projet s’articule donc autour de cet environnement fort et sur l’évocation des énergies inhérentes à ce milieu. L’aire de loisirs se veut un terrain d’expériences sensibles, de pratiques pédagogiques et de rencontre intergénérationnelles avec comme source d’inspiration la forêt et toute la biodiversité qu’elle accueille. Les ressources
naturelles sont ainsi réutilisées, détournés afin de créer une atmosphère de récupération et d’inventivité propice à ce lieu. Les
matériaux tels que le sable, le bois et le mulch sont issus de la forêt et irrigue l’ensemble du site. Comme le projet s’inscrit dans un temps long, un parc éphémère viendra initier de nouveaux usages afin d’installer une nouvelle dynamique.

La signalétique.
L’ensemble de l’opération est traversé par un marquage au sol qui guide les différents usagers. En plus d’être fonctionnel, le marquage devient un motif paysager qui créé une identité au site. Le marquage joue avec une gamme de mobilier qui
reprend les couleurs des fonctions renseignées.

Création d’une zone de loisirs

Le projet de zone de loisirs prend place entre la ville de Guénange et la Moselle. Il requalifie les plans d’eau résultant de l’exploitation d’une carrière en zone inondable. Le maître d’ouvrage souhaite offrir aux usagers un espace multifonctionnel, comprenant des aires de jeux, des infrastructures de loisirs nautiques, des hébergements et un équipement de spectacles en plein air.
Entre la prairie, la zone humide, le plan d’eau et la rivière, le promeneur découvre la faune, la flore et un nouveau regard sur le paysage. La topographie régit les vues, le bruit et les relations aux verticalités et horizontalités.
Le projet s’articule autour de principes environnementaux tels que : l’imperméabilisation limitée des sols, la renaturation du site et des berges des bassins, la création de corridors écologiques plantés en accord avec la faune colonisante, la création d’un réseau de noues ou encore la création de zones humides dans un contexte d’inondabilité.
Cette étude a débutée en 2010, le projet se poursuivra dès la fin de l’exploitation de la carrière prévue dans 10 ans.