Aménagement des espaces publics centraux d’Amance

Jusqu’au 12e siècle, Amance était constituée de trois villages : Magny, Aître et le Mont Sainte Marie. Les trois communes ont fusionné au cours des derniers siècles, les constructions se sont étalées. Toutefois, aux espaces de liaison des trois communes ont été implantés des équipements (écoles, gymnase, parcs).

La Superbe, rivière longeant le bourg, a été le fil conducteur structurant la revitalisation. Elle fait le lien entre les différents équipements, ses motifs paysagers s’étirent vers le centre pour dessiner des espaces cohérents et continus.

In situ a ainsi requalifié trois secteurs : la place Arnault Tzanck (autour du gymnase, de l’école), la place du Mont (sur une ferme démolie), une placette face à la maison Bûcheron.

Place Arnault Tzanck, le stationnement et l’enrobé ont laissé place à un espace paysagé et drainant. Les véhicules s’intègrent dans un environnement végétal puissant pour permettre des usages piétons sécurisés et une réversibilité de l’espace.
Une balade paysagère poursuit les aménagements au droit de la mairie. On puise dans les motifs de la Superbe, et propose des usages temporaires festifs aux espaces (salons, place des fêtes). La grille est conservée et rénovée pour devenir support d’exposition.

Aménagement d’une nouvelle entrée à la gare de Longwy

Le centre de Longwy opère sa transformation, le secteur de la Gare est au coeur d’enjeux urbains et territoriaux. Un nouveau park and ride financé à 50 % par le Luxembourg est en cours de construction au droit de la Gare. Si le site est enclavé, l’ambition est au contraire de l’ouvrir sur le centre et de le raccorder au quartier d’habitat de Senelle.
Aujourd’hui la Gare tourne le dos au centre ville. Un nouveau bâtiment -vitrine pourrait lancer une passerelle au-dessus des rails et ainsi offrir une entrée à la gare depuis la rue Labro.

Les aménagements de la Place Leclerc se poursuivent en direction du nouveau parvis de la gare. En parallèle la Chiers se découvre et offre un nouveau paysage naturel à l’arrivée des voyageurs en gare de Longwy.

Le nouveau bâtiment s’ouvre sur l’espace public. Un pan incliné et un jeu d’emmarchements permettent aux piétons de rejoindre la toiture d’un premier bâtiment de niveau avec la passerelle. De ce fait, le bâtiment fonctionne tel une rotule urbaine.

Le rez de chaussée de ce premier bâtiment accueille et renseigne les usagers. L’office de tourisme, la maison du vélo, des locaux pour TGL ainsi qu’un commerce sur les produits locaux y prend place. L’autre partie, tout en corten, intègre un plateau consacré à du coworking, le reste des niveaux serait réalisé pour du bureau. Un ascenseur permet de rejoindre la passerelle de chaque côté de l’ouvrage.

Le nouveau parvis se poursuit en direction de la Chiers sous la forme d’une promenade. Un miroir d’eau prend place sur ce parcours, c’est également l’occasion d’utiliser l’espace comme lieu d’exposition pour des oeuvres monumentales en émaux de Longwy. Cet aménagement répond au projet de Musée des émaux en cours.

Pour permettre la réalisation de ce projet, la gare routière a été déplacée sur la Place Giraud.

Etude pour l’aménagement de la Place de l’Atre

Marquée par son histoire et son évolution, la Place de l’Atre présente de nombreux enjeux à prendre en compte dans un travail de couture et de requalification. Cet espace chargé d’histoire revêt de nombreux symboles forts qu’il conviendra de retrouver au coeur de son aménagement.
La Basilique Saint-Maurice, en plus d’être classée Monument Historique, est un élément symbolique et un signal important à l’échelle de la Ville, c’est dire l’attention qu’il conviendra d’y porter. Le chevet et le portail des Bourgeois donnent sur les espaces à traiter. Le monument raconte l’évolution de la ville, les remparts tout proche et les espaces qui l’entourent.
La place et ses abords s’inscrivent dans un projet global. Il doit prendre en compte les liens complexes entre le site, son histoire, son environnement, les identités urbaines environnantes.
L’étude devra répondre à la fois à ces enjeux et potentialités tout en valorisant et proposant un paysage central de qualité. L’aménagement de ce secteur devra également s’inscrire dans une dynamique urbaine, reliée à son environnement proche et immédiat.

Requalification de la rue François Mitterrand – Concertation

La requalification de la rue François Mitterrand implique d’importants changements à l’échelle du centre-bourg de Foug. La démarche de concertation mise en place positionne les habitants comme acteurs de la mutation de leur lieu de vie à chaque étape du projet : depuis le diagnostic jusqu’à la phase chantier.

 

La phase diagnostic s’est construite autour d’ateliers participatifs permettant de partager les réflexions, de recueillir les impressions, de tester et d’éprouver les propositions d’aménagements. Ils ont été divisés en deux temps :

– une balade commentée et thématique,

– des ateliers de travail sur plan pour dimensionner les espaces et les usages.

 

Le plan d’aménagement découlant de ce diagnostic partagé a été la base de l’esquisse. Cette dernière a été présentée et discutée avec les habitants.

 

Cette association se poursuivra lors de la phase chantier : chaque habitant, s’il le souhaite, sera partie prenante de la plantation de son pied de façade. Un questionnaire a été réalisé pour informer les habitants de la démarche, tester la forme d’appropriation envisagée (simple entretien, jardinage libre…) et les accompagner dans le choix de la palette végétale.

Requalification de la rue François Mitterrand – Maîtrise d’oeuvre

Au cœur du centre-bourg ancien de Foug, la rue François Mitterrand se caractérise par un front bâti dense et haut qui dessine des emprises contraintes et irrégulières. Elle présente de nombreux éléments remarquables aujourd’hui éclipsés par une omniprésence de la voiture et l’état de dégradation de l’espace public ainsi que de certaines façades. La requalification de l’espace public et la revalorisation de ces qualités seront une porte d‘entrée vers une réappropriation de la rue et du centre bourg par ses habitants.

 

L’aménagement de la rue propose de donner plus de place au végétal et à l’eau. Les sources, alimentant les lavoirs des impasses, sont révélées par un jeu de fils d’eau apparents et de fontaines. Le passage de la circulation en sens unique montant et la mise en place d’un espace partagé relègue la voiture au second plan. Il devient alors possible de dégager des espaces plantés généreux tout au long de la rue. Ces plantations ont pour double enjeux d’adoucir la minéralité de la rue et de gérer l’infiltration des eaux pluviales.

Requalification de la place Jean Strohmann

La place Jean Strohmann, ancienne friche industrielle, est un site stratégique pour Pont-à-Mousson : proche du centre, de la Moselle, attenante à l’Abbaye des Prémontrés, elle se révèle comme une porte d’entrée vers la ville et son patrimoine. A la fois lieu de stationnement, de rencontres, point d’atterrissage pour de nombreux visiteurs et vitrine de la ville, son emprise importante concentre des enjeux patrimoniaux et de complémentarité des usages.

 

Le projet donne une place importante à la végétalisation.

Les mails d’arbres reprennent les formes historique des jardins, ils prodigueront de l’ombre et de la fraîcheur lors des fortes chaleurs. L’entièreté des eaux pluviales de la place seront infiltrées sur place grâce à un revêtement pavé perméable et des noues plantées. La place se veut mutable, l’espace consacré quotidiennement au stationnement permet l’accueil d’évènements de façon ponctuel.

Diagnostic paysager dans le cadre de la révision du PLU

Dans le cadre de la révision du PLU, le bureau d’étude NEGE a fait appel à Insitu pour mener un diagnostic paysager sur la commune de Saint-André sur l’île de la Réunion. La réflexion s’inscrit dans une vision prospective du territoire réunionnais face à la transition climatique. Les dynamiques paysagères de Saint-André sont les reflets des grands enjeux de la société moderne : comment retrouver une résilience de l’espace urbain et rural face aux conditions climatiques extrêmes, soutenir une agriculture locale et nourricière, valoriser et redonner accès aux paysages du quotidien, accompagner un tourisme responsable en respectant et en profitant aux vitalités locales…

 

L’étude a été alimentée par un travail de terrain et approfondie par des ateliers concertés réunissant les acteurs du territoire (élus, PPA, techniciens…).

– Définition des grandes dynamiques et structures paysagères à l’échelle communale,

– Définition des entités paysagères, approfondissement de leurs menaces et des enjeux qui en découlent,

– Identification des « pépites » et des motifs du territoire à préserver et valoriser,

– Définition des orientations à traduire dans les documents d’urbanismes

Aménagement de la place de Gaulle

Le projet d’aménagement de la Place de Gaulle englobe l’espace principal, les abords de la crèche, le square au centre de l’ancien collège et le parvis du théâtre à réhabiliter.

Le monument aux morts est déplacé de manière à ouvrir la perspective. Trois massifs végétaux structurants accompagnent et guident le parcours. Un mobilier spécifique est étudié au pied de ces salons de verdure pour offrir des temps de pause aux visiteurs.

 

L’aménagement de la place de Gaulle libère la façade de la Caisse d’Epargne et accompagne le visiteur jusqu’au futur théâtre. Ce dernier est du style à l’italienne avec deux balcons, un poulailler et une capacité de 450 places. Il est considéré au XIXe siècle comme le plus beau théâtre du département. Sa requalification fait l’objet d’une mission de la fondation du patrimoine. Le travail de la place assoit ce monument remarquable et anticipe les futurs usages en redonnant à au lieu une capacité d’accueil d’événements festifs, culturels et d’expositions temporaires. Le calepinage de la place est réalisé en pierre de Bourgogne de Buxy. L’espace est libéré de la voiture, il peut ainsi accueillir les grandes terrasses des café et restaurants attenants.

Aménagement, requalification des espaces publics du village et sécurisation des déplacements

Haussonville est un petit village logé au cœur de son paysage agricole. Son espace public, aujourd’hui majoritairement routier ne laisse pas de place pour accueillir et soutenir la vie du village. La commune, accompagnée par le CAUE de Meurthe-et-Moselle et MMD 54, a lancé une étude afin d’établir un schéma directeur et un phasage des aménagements nécessaires à l’échelle du bourg.

 

L’étude préalable reconsidère les enjeux circulatoires pour sécuriser et asseoir un espace public fédérateur. Elle a ainsi permis d’identifier plusieurs séquences circulatoires, urbaines et paysagères, d’en extraire les enjeux et les orientations de traitement. Le projet communal a été phasé et découpé en tranches budgétisées. Cette mission sera suivie par la maîtrise d’œuvre complète des différentes tranches.

Elaboration du PLUiH de Saint-Dié-Des-Vosges # volet paysage

De part sa situation, en marge du sillon Lorrain et de la vallée du Rhin, le territoire de St-Dié-des-Vosges offre aujourd’hui un paysage plutôt préservé des grandes dynamiques de développement et d’urbanisation qui se sont opérées à l’échelle nationale depuis les années 80. Ce territoire « en marge » souffre néanmoins aujourd’hui de cette situation et d’un manque d’attractivité.

 

La Communauté d’Agglomération a choisi de placer le paysage comme fil rouge tout au long de l’élaboration de son PLUi H. Les interrelations entre les nombreuses thématiques du territoire (habitat, agriculture, tourisme…) ont été abordées et questionnées à travers ce prisme. Cette approche par le paysage a structuré la phase diagnostic jusqu’aux scénarii définissant les objectifs de qualités paysagères du PADD et leur traduction en OAP.

 

Le volet paysage s’est construit autour d’un travail de terrain approfondi déterminant ses dynamiques et ses enjeux. Cette première lecture a été alimentée par les retours des acteurs du territoire lors de plusieurs ateliers de concertation. Ces moments de rencontre et de débat ont permis de déterminer les orientations à inscrire dans le PLUIh et de sensibiliser sur la place de la thématique du paysage, une notion conciliatrice et transversale, dans l’élaboration d’une stratégie territoriale.