Parc urbain sur l’île sous la Gosse

Le Parc urbain est imaginé tel un point de liaison entre Golbey et Epinal. Il permet aux cyclistes, promeneurs et habitants de passer d’une rive à l’autre. Il s’intègre dans la liaison verte Epinal-Bouzey et offre ainsi aux voyageurs une pause et une animation sur leurs parcours, et aux habitants un cadre exceptionnel de divertissement. Situé sur l’Île sous la Gosse, face au port d’Epinal, l’aménagement de ce parc est aussi un moyen de penser la reconquête des délaissés urbains.

Un point de couture et de liaison
Plusieurs passerelles sont lancées au dessus de la Moselle et du canal des usines. Elles sont haubanées sans piles intermédiaires dans la rivière. Elles permettent le passage de l’eau lors des périodes de hautes crues. Les ouvrages sont en métal/bois.

Une scénographie naturelle
L’aménagement utilise la topographie du terrain et les ambiances paysagères existantes afin de créer différents espaces (jeux pour enfants, pique-nique, amphithéâtre, labyrinthe, sentier de découverte des Berges de la Moselle). Le couvert forestier sauvegardé a donc été élagué et assaini de toutes les plantations masquant les vues sous futaie. Ces aménagements se concentrent sur un axe structurant reliant les deux nouvelles passerelles.
Différentes ambiances ont été créées, elles sont adaptées à toutes les tranches d’âge. La scénographie du lieux vise à mettre en scène les grandes composantes paysagère de l’île et la biodiversité de la rivière. Les espaces de jeux ont été implantés dans les clairières des massifs boisés. Les jeux présentent un caractère «nature» à dominante bois. Une dépression naturelle a été aménagée en amphithéâtre de verdure, elle peut accueillir les lecteurs mais aussi des événements plus festifs. Une promenade est aménagée le long des berges de la Moselle. L’ensemble de ces berges a été réhabilité en saulaie naturelle, dans laquelle ont été implantés des postes d’observation de la rivière et de ses abords.

Une reconquête des rives
Pour parler ou découvrir un cours d’eau , il convient de retravailler ses rives. In situ a renaturé l’ensemble du linéaire pour conforter et consolider les berges. De cette manière, le Parc est à l’abris des crus. L’équipe a travaillé en étroite collaboration avec VNF. Le parc urbain de La Gosse et la vélo route ont été conçu dans la continuité de la programmation de la halte fluviale.

Etude de programmation pour le nouveau campus universitaire de NEOMA BS

Le campus de Reims de NEOMA Business School se compose de deux campus, à cinq minutes l’un de l’autre par le tramway.
L’étude de programmation urbaine vise à rassembler les deux campus en une opération sur le site en renouvellement urbain de Port Colbert. In SITU est de nouveau associé à la SCET pour cette réflexion urbaine et immobilière.

Port Colbert n’est encore qu’une vaste friche industrielle (28 000 m2), mais bénéficie d’un emplacement privilégié à cinq minutes à pied de la gare centrale de Reims, le long de la coulée verte et du canal. L’opération doit accueillir plusieurs
fonctions urbaines, du logement, des services et équipements mutualisés mais également l’arrivée de deux équipements universitaires dont Neoma BS. IN SITU est missionné pour diagnostiquer l’îlot offert par la ville de Reims, de vérifier ses capacités, le règlement en place et les avantages et inconvénients générés. Pour cela l’étude des sites existants, l’analyse
des usages universitaires et des flux alimentent la réflexion. L’objectif est de produire un nouveau campus dense, vertical.

Plusieurs objets architecturaux seront réhabilités, une halle, des anciens magasins, des silos, une manufacture avec sa cheminée. Le campus réutilise la cheminée et l’ancienne manufacture pour son nouveau hall d’accueil. L’objectif est de s’insérer dans une parcelle en longueur, de créer des espaces publics et paysagers au campus et de maintenir le lien avec le nouveau quartier. La halle mutualisera des fonctions partagées.

Programmation urbaine et immobilière du Campus des Aiguillettes

Le campus des Sciences se situe entre les villes de Nancy, Villers-les-Nancy et Laxou, entre les campus de Brabois et d’Artem, au centre d’un dispositif métropolitain de grande ampleur. Les logements étudiants, les transports, la vie étudiante, les formes urbaines ont permis à l’équipe d’urbanistes de dresser les grandes orientations de l’université pour la reconversion de ce site majeur. La SCET réalise l’analyse foncière et immobilière en termes quantitatif et programmatique. IN SITU réalise les études urbaines et architecturales du site permettront de dégager les perspectives de développement universitaire.

L’inscription dans le site, le jeu des volumes, le dessin des façades, illustrent l’influence de l’architecture de Frank Lloyd Wright découverte à l’occasion d’un voyage aux Etats Unis. Les bâtiments, à l’image de la bibliothèque, affirment une composition sculpturale. Le choix du béton structurellement et en éléments préfabriqués est représentatif des modes constructifs issus de la période de la reconstruction. La reconnaissance d’une valeur historique imposera, dans le cadre des projets de transformation, réhabilitation, rénovation rendus nécessaires par les mises à niveau réglementaires des locaux pour les adapter aux usages contemporains, de considérer l’état initial pour proposer des aménagements en cohérence avec les intentions architecturales du projet d’origine.

Camping & annexes

Réalisation d’un camping, réhabilitation des bâtiments existants et création d’un pôle d’animation.
Création d’un bâtiment d’accueil avec logement du gardien, de 20 HLL, et de 3 bâtiments vestiaires et sanitaires, d’un tennis couvert, d’une piscine extérieure, d’un amphithéâtre de plein air.

Aménagement du Parc de l’Arsenal

Le Parc de l’Arsenal est une opportunité foncière majeure pour la ville de Chantraine au regard d’une impossibilité d’extension due notamment à la présence sur le territoire communal d’un domaine forestier important qui limite l’extension urbaine.
Chantraine, assistée par la Société d’Equipement du Bassin Lorrain, a décidé par délibération du 7 septembre 2009 d’engager une opération d’aménagement à vocation d’habitat par le biais d’une procédure de ZAC.

L’ancien quartier militaire de l’Arsenal fonctionnait comme une barrière urbaine et physique. Sa restitution à la commune va engendrer de nouveaux déplacements à travers le quartier d’habitation mais également à travers le parc boisé. Topographiquement, l’Arsenal est le point de passage entre la Camerelle et la route des Forges, c’est donc naturellement que les déplacements pourront se faire à travers le futur quartier d’habitation.
Le quartier est rythmé par des couloirs végétaux d’est en ouest, qui reprennent tout en le respectant, le langage naturel du paysage en place; tout se passe comme si le «jardin» en contrebas venait fertiliser l’ancienne terrasse militaire.
La trame urbaine utilisée est simple. Il s’agit d’une alternance ligne bâtie, corridor écologique et voirie/jardins privés qui impose un rythme et une forme à l’ensemble du quartier.

Etude de programmation pour un pôle médical innovant

La transformation de l’orphelinat existant vise un pôle multi-activités innovant et expérimental, pour favoriser l’accompagnement des personnes en situation de handicap (autisme) au coeur de la Moselle : de la petite enfance à l’insertion professionnelle et citoyenne, un projet transfrontalier à l’échelle de la Région Grand Est.

La commune de Fénétrange est propriétaire d’un bâtiment (un ancien pensionnat) de 12 000 m2 sur 3 hectares, qu’elle
souhaite reconvertir dans un projet solidaire et attractif.

En effet, à la vue des besoins croissants d’accompagnement différent des personnes en situation de handicap (enfants,  adolescents, jeunes adultes et adultes) sur le territoire, il apparaît intéressant de proposer un établissement novateur et à la pointe des connaissances scientifiques actuelles et à venir, permettant de couvrir les besoins de personnes présentant notamment des troubles du spectre de l’autisme ou un handicap rare (accompagnement dès la petite enfance, formation,
insertion professionnelle, logement, préparation et accompagnement à l’âge adulte, accompagnement des proches et soutien pour la formation des professionnels).

Le projet consiste en la création d’un pôle attractif à visée médicosociale et sociale, pour offrir un cadre adapté pour accompagner et prendre soin de toute personne en situation de handicap (des très jeunes enfants à des jeunes adultes).
Le projet se veut innovant en proposant un dispositif d’accueil multimodal, répondant aux besoins de chacun : internat, semi internat, internat séquentiel, accueil temporaire, répit, accompagnement global dans les murs et hors les murs, sont autant d’options qui sont étudiées par le Conseil Scientifique.

PLUi Communauté de Communes de Seille et Mauchère

Les paysages de cette partie du plateau lorrain, comprise entre la Seille, le Sânon et la Meurthe, gardent les traces de l’exploitation du sel.
Suite aux destructions des deux guerres mondiales, la recomposition urbaine et architecturale des villages de la Seille est confiée à des architectes renommés, par exemple, César PAIN à Lanfroicourt.
Les principes de composition urbaine reposent sur une vision hygiéniste de l’organisation et de la pratique de l’espace, et sur le modèle des cités jardins. Ainsi, le village reconstruit doit être salubre, fonctionnel, confortable et comporter des espaces de jardin. Aux côtés du CAUE de Moselle, l’équipe a participé à l’animation d’un circuit pédagogique à destination des élus et des habitants.

Requalification des casernes Niel

La caserne Niel, située en limite de Verdun, offre de belles potentialités de reconversion. La ville a donc pour projet d’y créer un écoquartier résidentiel. Le projet doit concilier mixité sociale, mixité générationnelle et fonctionnelle et qualité architecturale et des aménagements, construction et fonctionnement en accord avec les principes du développement durable. L’un des enjeux était la réutilisation des espaces et des bâtiments existants. Ainsi, deux bâtiments militaires sont conservés, et la place d’arme est revue, réajustée et redessinée pour offrir un lieu de rencontre fort à ce quartier.
L’autre enjeu de ce quartier était de le désenclaver et le reconnecter à la ville.

Le programme de ce vaste ensemble contient :

-des logements décomposés en logements sociaux et en accession à la propriété
-deux maisons médicales
-une pharmacie
-des logements pour personnes âgées non dépendantes (80 lits)
-une supérette
-un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (sessad)
-un foyer d’accueil médicalisé
-un centre d’hébergement ADAPEM
-un établissement et service d’aide par le travail (esat)
-un équipement public sportif, associatif et loisirs

Nos projets sont ancrés dans une ambition collaborative. .
Partant du principe que l’intelligence ne peut être que collective, notre équipe élabore, pour chacun de ses projets une méthodologie unique de concertation, en fonction des objectifs escomptés, du stade du projet mais aussi et surtout du public visé.
Dans ce présent cas, nous avons rencontré les habitants du foyer d’hébergement ADAPEI, chez eux, dans leur actuel foyer.
Pour ce public, il peut être difficile de se projeter, nous avons ainsi pu comprendre leurs attentes, leurs besoins, leurs fragilités, leurs peurs aussi. Les animateurs et encadrant ont préparé avec les urbanistes et paysagistes les univers à creuser, les jeux à proposer. Dans un deuxième temps, nous leur avons proposé de s’amuser et les avons plongés dans différents univers stimulant ainsi leur créativité et leur imagination. Unanimement, les résidents désiraient un lieu différent, à part, un lieu qui les ferait voyager

WARNDT PARK

L’opération est située sur la frontière franco-allemande  et se développe sur 90 hectares, boisée à plus de la moitié. Le Warndt parK a une vocation d’accueil d’activités économiques, de Waldstadt (quartiers d’habitat dans la forêt), d’aire de loisirs, de commerces mais également d’un pôle de services (crèches, maison du parK, restauration, pôle de formation).

La forêt n’a pas de frontière, elle constitue un unique paysage. La forêt se met en scène, elle offre une échelle au site. Sans elle, le Warndt Park n’est plus. Le projet s’articule donc autour de cet environnement fort et sur l’évocation des énergies inhérentes à ce milieu. L’aire de loisirs se veut un terrain d’expériences sensibles, de pratiques pédagogiques et de rencontre intergénérationnelles avec comme source d’inspiration la forêt et toute la biodiversité qu’elle accueille. Les ressources
naturelles sont ainsi réutilisées, détournés afin de créer une atmosphère de récupération et d’inventivité propice à ce lieu. Les
matériaux tels que le sable, le bois et le mulch sont issus de la forêt et irrigue l’ensemble du site. Comme le projet s’inscrit dans un temps long, un parc éphémère viendra initier de nouveaux usages afin d’installer une nouvelle dynamique.

La signalétique.
L’ensemble de l’opération est traversé par un marquage au sol qui guide les différents usagers. En plus d’être fonctionnel, le marquage devient un motif paysager qui créé une identité au site. Le marquage joue avec une gamme de mobilier qui
reprend les couleurs des fonctions renseignées.

Création d’une zone de loisirs

Le projet de zone de loisirs prend place entre la ville de Guénange et la Moselle. Il requalifie les plans d’eau résultant de l’exploitation d’une carrière en zone inondable. Le maître d’ouvrage souhaite offrir aux usagers un espace multifonctionnel, comprenant des aires de jeux, des infrastructures de loisirs nautiques, des hébergements et un équipement de spectacles en plein air.
Entre la prairie, la zone humide, le plan d’eau et la rivière, le promeneur découvre la faune, la flore et un nouveau regard sur le paysage. La topographie régit les vues, le bruit et les relations aux verticalités et horizontalités.
Le projet s’articule autour de principes environnementaux tels que : l’imperméabilisation limitée des sols, la renaturation du site et des berges des bassins, la création de corridors écologiques plantés en accord avec la faune colonisante, la création d’un réseau de noues ou encore la création de zones humides dans un contexte d’inondabilité.
Cette étude a débutée en 2010, le projet se poursuivra dès la fin de l’exploitation de la carrière prévue dans 10 ans.